Même si le joual (déformation
de cheval), l'argot québécois, ne
s'exprime aujourd'hui quasiment plus, il existe
encore un parler populaire typiquement québécois.
Bien qu'il ne soit pas obligatoirement utilisé
(selon que l'on se trouve en ville ou à
la campagne), mieux vaut connaître le traduction
de certaines expressions au risque d'être
désorienté.
À noter, qu'au Québec, le tutoiement
est régulièrement utilisé.
Ne soyez donc pas surpris(e). Le "vous"
s'emploie souvent au sens pluriel...
Les Québécois défendent
la francophonie face à la prépondérance
de la langue anglaise. Certains partisans d'un
français québécois prétendent,
à la suite de Noam Chomsky, que la distinction
entre dialecte et langue est politique. Ils défendent
ainsi une « norme québécoise
», dont « l'académie »
est l'Office québécois de la langue
française.
Ces gens estiment que le français parisien
qui veut s'imposer comme normatif dans la francophonie
n'est qu'une des déclinaisons du français
dans le monde. Ils voient ce français parisien
comme étranger en quelque sorte au Québec.
C'est un fait que pour des raisons historiques,
son développement se réalise dans
l'ignorance de la réalité culturelle,
sociale et matérielle de l'Amérique,
dont fait partie le Québec.
Vous constaterez que beaucoup
de mots anglais sont employés, certains, dits
avec l'accent américains, d'autres carrément intégrés
à la langue québécoise… Prenons pour exemple
: "écouter une bonne toune" (=vient
de "tune", signifiant morceau de musique)
ou encore "il est cute ce bébé" (="cute"
signifiant mignon), et plein d'autres : du tape
(ruban adhésif), faire du filing (faire du classement),
céduler un meeting (de l'Anglais "to schedule"
= programmer une réunion), ...
Ne soyez pas surpris quand on vous dira : "tu
as-tu une auto ?", le 2ème "tu"
signifiant "est-ce que".
Vous serez certainement choqués,
dans un premier temps, par la prononciation de
certains mots, tels que Boston (la ville, prononcée
"boston" et non à l'anglaise "bostonne")
ou Los Angeles (prononcée "losse angèle").
C'est la grande bataille
entre les Québécois et les Français ! Quand
vous rencontrerez un Québécois, il vous dira tout
de suite que les Français ont plus d'anglicismes
que les Québécois... Et vous de répliquer: "ce
n'est pas vrai". Après quelques mois
vécus sur la terre québécoise, vous vous rendrez
compte qu'en France on utilise des anglicismes,
mais que, les québécois, eux, ont traduits en
français et vice-versa.
Ni les Québécois, ni les Français ont
adopté une logique sur la traduction et la prononciation
des mots. En tout cas, ce sujet fait parler !
Dans beaucoup d'entreprises, vous entendrez
un morceau de la phrase en anglais, dans un contexte
français. Dans ce cas, vous vous sentez
gênés, à savoir si vous devez faire de même
ou non. Faites comme vous le sentez ! Et puis
comme cela vous pratiquerez votre anglais ...
européen.